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Aicha Tachinouite

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Aicha Tachinouite Marrakech

Née à Inzegane, Aïcha Ziti a vécu ses années d’école dans cette petite ville où elle n’hésitait pas à chanter et danser pendant la récréation.

C’est dans les années 90 que sa carrière débute quand elle rejoint la troupe de Rways de renom comme Raïs Hassan Arsmouk, Raïs Ahmed Outaleb el Mzoudi ou encore Moulay Ahmed Ihihi. En débutant en tant que danseuse, elle se démarque par un style qui lui est propre. Maîtrisant l’art de la danse amazigh à la perfection, elle ajoute des gestes et mouvements inspirés de danses indiennes. En addition à ces traits particuliers, Aïcha devient rapidement Aïcha Tachinouite, « la chinoise » comme la surnomme son public.

Encouragée par Moulay Ahmed Ihihi, Tachinouite se lance dans le chant. Elle participe aux œuvres de « Tigourichine », la première version des « Bnat Oudaden » et finit par enregistrer son premier morceau qui lui est propre « Igh gik El Hobnagh » (« Si tu m’aimes vraiment »). Son mari et manager Brahim Oubella la persuade alors de créer sa propre troupe et elle connaît un franc succès. Reconnue pour ses tenues confectionnées par ses soins, pour sa douce voix et surtout pour ses danses endiablées, Aïcha Tachinouite devient très vite une ambassadrice de la musique Amazigh du Souss.[1]

Aicha Tachinouite en tenue de Danse

Elle voyage énormément, parcourt le monde : l’Europe, L’Amérique et surtout l’Asie. C’est en 2003 qu’elle part pour la première fois au Japon où elle sera repérée par une danseuse professionnelle du nom de Sumiko qui finit par la produire sur pas moins de 25 spectacles au Japon. On lui propose de rester vivre au Japon pendant un an pour donner des cours de danse mais elle décline car elle ne souhaite pas se séparer si longtemps de son pays, le Maroc. Elle donne tout de même des cours de danse aux Japonaises qui apprennent avec elle les bases de la danse berbère, orientale et le style de Tachinouite.[2]

Après la Thaïlande, le Laos, la Chine, le Myanmar, Tachinouite se lance aujourd’hui dans un projet associatif en créant sa propre association à son nom et promeut l’art amazigh du Souss. Elle se bat pour aider les artistes oubliés de sa région et participe au rayonnement de la musique du Souss.

C’est en 2017 qu’elle surprend son public avec un clip moderne en arabe et berbère qui dépasse le million de vues en quatre jours[3]. Une vraie novatrice dans son domaine, c’est une artiste pleine de surprises.

References


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